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L'écrivain lecteur de son oeuvre : Calixthe Beyala et « L'homme qui [lui] m'offrait le ciel »

MN

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Moise Ngolwa

Résumé de la communication

Avec Calixthe Beyala, et ses prises de position parfois contradictoires et controversées ainsi que l’éclat lié par la parution de ses romans, le monde littéraire francophone est habitué à ce que Dubois appelle l’introduction de l’écrivain dans "la société du spectacle". Le dernier roman en date de l’écrivaine, L’homme qui m’offrait le ciel , en témoigne. En plus de l’occupation de l’espace paratextuel de cette œuvre par un portrait de la romancière, la trame romanesque qui s’articule autour des tribulations sentimentales de Beyala B’Assanga Djuli, héroïne et romancière dans la société du roman, sème, chez le lecteur, une certaine confusion. Celle-ci fait penser à une romance de la vie même de l’auteur, à un étalage sur la place publique de ses déboires sentimentaux rejoignant par la force du verbe, le désir de partager avec le lecteur un malaise profond intériorisé. On a donc l’impression d’assister, dans le roman de Beyala, à un processus conscient d’écriture de soi rendu possible par un jeu de simulacre auquel elle s’y prête et qui donne toute sa valeur à son texte en tant qu’œuvre littéraire. Surgissent alors des interrogations quant à la nature de l’écriture chez la romancière, à la qualité du texte considéré comme littéraire, à sa relation avec le lecteur, a la visée même du projet artistique censé témoigner de la condition de la femme africaine dont elle dénonce les maux par des mots souvent crus et violents.

Résumé du colloque

Boubacar Boris Diop, écrivain, Sénégal Koulsy Lamko, écrivain, Tchad Fredric-Gary Comeau, poète et chanteur, Acadie Joël Des Rosiers,poète et psychiatre, Haïti/Québec

Contexte

host icon Hôte : Université d’Ottawa

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