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Résumé du colloque
Cette étude vise à déterminer les effets du contenu géométrique d'un argument logique sur la représentation mentale et les processus sous-jacents au raisonnement spatial. L'étude du contenu géométrique se fait tout d'abord à la lumière de la théorie des Modèles mentaux afin de préciser si les humains construisent des modèles mentaux qui reproduisent le contenu géométrique d'un argument. L'étude de ce facteur se fait ensuite dans la perspective de la théorie des Systèmes de références spatiales afin de déterminer si les sujets organisent les modèles mentaux relativement à un système de références spatiales. L'usage d'un système de références spatiales impliquerait que le contenu géométrique aurait un effet différentiel sur la difficulté de la représentation mentale et du raisonnement spatial. Un total de 48 problèmes de raisonnement spatial a été présenté à trente-sept adultes. Ces problèmes variaient en fonction des relations euclidiennes, c'est-à-dire du nombre de dimensions (deux dimensions, trois dimensions) décrites dans les prémisses, et en fonction des relations projectives, c'est-à-dire de l'orientation (horizontale, verticale) et des directions (gauche/droite, haut/bas) décrites dans les prémisses. Les effets de ces facteurs étaient mesurés par trois variables dépendantes : le temps de présentation de chaque prémisse, les réponses aux questions et le temps de réponse. La première de ces variables mesurait la nature de la représentation mentale de relations spatiales alors que les deux autres mesuraient les processus sous-jacents aux déductions spatiales. Les sujets participaient individuellement en utilisant un ordinateur modèle 386 pour la présentation des problèmes et l'enregistrement des réponses. Les sujets contrôlaient le temps de présentation de chaque prémisse et de chaque question. Nous avons effectué trois analyses de variance pour mesures répétées, la première sur les temps de présentation des prémisses, la deuxième sur les pourcentages de bonnes réponses, et la troisième sur les temps de réponse. Le seuil de probabilité était fixé à 0.01. Les résultats indiquent que le contenu géométrique a systématiquement affecté la difficulté du raisonnement spatial en dépit du fait que les dérivations formelles étaient de longueur identique pour les différents contenus géométriques. Ainsi, les déductions spatiales étaient systématiquement plus difficiles à faire à partir des modèles tridimensionnels que des modèles bidimensionnels. Les modèles horizontaux étaient plus faciles à représenter mentalement que les modèles verticaux. Les déductions spatiales étaient plus difficiles à faire lorsque les modèles étaient décrits de droite à gauche ou de bas en haut d'un objet de référence que dans les directions opposées. Ces résultats confirment l'hypothèse suivant laquelle les sujets construisent des modèles mentaux des relations géométriques. Par ailleurs, les effets différentiels du contenu géométrique suggèrent que les modèles mentaux reproduisent les relations euclidiennes et projectives relativement à des systèmes de références spatiales ayant une orientation et une direction. La théorie des Systèmes de références spatiales offrent donc une explication complémentaire sur la nature des processus décrits par la théorie des Modèles mentaux.
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