Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Résumé du colloque
Dans un premier temps, cette communication abordera un aspect de la relation difficile qui s'établit dans différentes traditions utopistes entre mémoire et utopie, soit la figure du réveil, déjà présente chez Platon par l'évocation d'un décillement, et fortement théorisée, sous des rapports différents, par Ernst Bloch et par Walter Benjamin. Le premier tire de la production culturelle une phénoménologie des «images-souhaits», signes que de «l'obscur de l'instant vécu» s'éveille le «devenir-autre-en-possibilité». Le second décrit l'expérience du réveil en transposant un état de conscience individuel sur une conscience collective; la figure du réveil tient lieu, chez lui, de point de jonction entre l'histoire (conçue comme la forme de la remémoration) et le nouveau dont la reconnaissance devient «la tâche de l'enfance». Dans un second temps, nous verrons comment, dans la tradition utopique russe, la métaphore du réveil, toujours liée à la figure lumineuse de l'enfant et à la puissance poétique du rêve, impose toujours la vision d'une communauté scellée par la catastrophe. Une dialectique négative s'instaure alors, qui dévoile au cœur de l'utopie ses propres ruines, la «chute de l'homme» comme ultime rédemption, et la Vérité par la reconnaissance des Ténèbres. Certaines figures d'enfants seront abordées dans cette perspective, puisées dans l'œuvre cinématographique de Andreï Tarkovski et la fiction de Fiodor Dostoïevski.
Vous devez être connecté pour ajouter un élément à vos favoris.
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour continuer.
Outils de citation
Citer cet article :
MLA
APA
Chicago
Ajouter un dossier
Vous pouvez ajouter vos contenus préférés à des dossiers organisés. Une fois le dossier créé,
vous pouvez ajouter un article ou un contenu de la liste ou de la vue détaillée au dossier sélectionné dans la liste.