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Résumé de la communication
La présente communication se propose de mettre en évidence deux formes d’enfermement mises en scène dans La fabrique de cérémonies (2001) de Kossi Efoui. D’abord, nous examinerons la représentation de la réclusion dans la prison secrète de Tapiokaville, qui constitue le coeur de l’intrigue du roman. Cet emprisonnement hors-la-loi (Foucault, ), secret, procédant par enlèvement, est décrit dans l’après-coup de la libération comme une violence directe, s’en prenant directement au corps (Galtung, 1990). Nous analyserons en ce sens la manière dont le principe de la réclusion s’inscrit à même le corps des personnages d’un part en les rendant “invisibles” pour leur communauté et, d’autre part, en les rendant “lisibles” pour le pouvoir dictatorial qui les marque de son sceau. Ensuite, nous tenterons de démontrer comment la récupération des témoignages par le discours médiatique, telle que représentée dans le roman, constitue une autre forme de violence, systémique, indirecte, que Baudrillard appelle la “violence virtuelle” et qui mène à “la désincarnation de tout réel et de tout référentiel” (1995).
Résumé du colloque
Pendant le colloque il y aura entre autres le lancement d’un ouvrage sur les formes de représentations littéraires et médiatiques des violences postcoloniales.
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