Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Résumé du colloque
Nous tenterons de saisir l'écriture théologique comme lieu de passage pour un sujet. Passage, c'est-à-dire avenue dans l'ordre symbolique d'un réel qui autrement resterait hors scène. De sa posture en effet, le sujet (subjectus : placé au-dessous, exposé à) advient par son invention du sens, faisant apparaître dans le langage un autre du langage qui le pousse à son dépassement. L'énigme du sujet vient de ce désir même, qui se détruit dans sa propre satisfaction, ne peut vivre que dans la mesure où il reste ouvert et, de ce fait, appelle sans cesse celui qui l'accepte à risquer un pas de plus. Quelques textes de Maurice Blanchot (La communauté inavouable, L'écriture du désastre, Thomas l'obscur) donneront appui à notre investigation de cette énigme. En exposant le nom de Dieu au-delà des discours entendus de la présence et de l'absence, en refusant sa négation comme son affirmation, Blanchot évoque quelque chose d'un sens qui s'excède, dans une écriture à la fois impossible et nécessaire. Le nom de Dieu vient ainsi au cœur d'un absentement du sens qui traverse la culture, dépassant ses acquis vers le lieu impossible (parce qu'un lieu est un espace délimité) d'un Autre à jamais insaisissable. Cet absentement ne serait-il pas la condition du sujet de l'écriture, athéologique comme théologique ?
Vous devez être connecté pour ajouter un élément à vos favoris.
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour continuer.
Outils de citation
Citer cet article :
MLA
APA
Chicago
Ajouter un dossier
Vous pouvez ajouter vos contenus préférés à des dossiers organisés. Une fois le dossier créé,
vous pouvez ajouter un article ou un contenu de la liste ou de la vue détaillée au dossier sélectionné dans la liste.