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Résumé du colloque
La croyance la plus généralement acceptée est que l'innovation est l'œuvre d'un entrepreneur. L'auteur s'inscrit en faux contre cette croyance. Il démontre que ce n'est pas le cas le plus fréquent et explique pourquoi. Seul un réseau d'entrepreneurs peuvent générer une innovation. Le concept d'entrepreneur qui s'est imposé comme notre grille de perception dominante - sinon unique (le paradigme) est un produit intellectuel ancré dans l'individualisme méthodologique, qui réduit les phénomènes humains et sociaux aux motivations et calculs d'individus indépendants. De Cantillon à Schumpeter, toutes les notions économiques d'entrepreneur supposent l'acte individuel réalisant des projets plus ou moins incertains. En ce qui concerne le processus de l'innovation, depuis les années 1960, nombre de travaux ont déjà indiqué l'importance de l'interaction entre le fournisseur de l'innovation et son premier utilisateur (voir par exemple, von Hippel 1989). Mais ce progrès est insuffisant et ne rend pas compte de la réalité dominante. Le chercheur ne peut cependant trouver que ce que sa question de recherche lui laisse l'occasion de percevoir. Ce qu'il trouve dépend de ses lunettes. Or, la notion de réseaux d'innovateurs ne date que d'une dizaine d'années (DeBresson et Amesse, 1991). Le hasard d'une autre étude, ayant un autre objet (les liaisons inter-industrielles dans le processus de l'innovation), révéla - par accident - que 75% des activités innovatrices impliquent la collaboration de plus de 2 acteurs indépendants, c'est-à-dire plus qu'un fournisseur et un premier utilisateur - impliquant parfois la collaboration de jusqu'à 7 entreprises indépendantes (DeBresson et al., 1984. 1986). En d'autres termes, la coopération précède la compétition technologique, et les bénéfices de l'innovation sont joints - ou n'existent pas (ce qui minimise la pertinence des préoccupations et travaux, d'une part, sur l'appropriation individuelle des bénéfices et d'autre part, sur - son inverse - les externalités). Voici la piste de recherche ouverte par l'auteur en fin de son dernier livre: Economic Interdependence and Innovative Activity: an input-output analysis (Aldershot, Hants, U.K.: Edward Elgar Publishing, Mai 1996, 400 pages).
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