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Les agrégations de capelans, Mallotus villosus, dans les zones frontales à la tête du chenal Laurentien (St-Laurent, Québec)

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Caroline Marchand

Résumé du colloque

Dans l'estuaire du Saint-Laurent, la tête du chenal Laurentien est caractérisée par des phénomènes tidaux divers et complexes favorisant la génèse des fronts. Les fronts sont souvent le site de fortes densités de matière vivante et inerte importante dans les réseaux trophiques. Nous nous intéresserons dans cette étude à cerner les causes les plus probables d'agrégation du capelan, Mallotus villosus, au niveau des zones frontales. L'étude a été effectuée dans l'estuaire au cours des étés 1994 et 1995 selon un réseau de radiales. Les fronts ont été repérés et caractérisés à l'aide de mesures en continu de la température, la salinité et la turbidité. La répartition des organismes dans les zones frontales a été mesurée par hydroacoustique bifréquence (38 et 120 Kz) selon le modèle d'écho-intégration afin de distinguer séparement le zooplancton et les poissons qui ont été échantillonés à l'aide d'un chalut pélagique. Les résultats préliminaires montrent la présence de nombreux fronts où la biomasse ichthienne s'accumule à l'interface des masses d'eaux. Les fronts sont plus intenses à certaines périodes du cycle de la marée et sont observés de manière récurente dans une même région. Ils sont caractérisés par la mise en contact d'eau froide et salée, provenant de remontées d'eau profonde, et d'eau plus chaude et moins salée arrivant du Saguenay et de l'amont. Les bancs de poissons sont formés de capelans juvéniles de 2 ans s'alimentant de copépodes. Les résultats sont examinés dans le but d'identifier les forces influençant la formation de ces agrégations. La distribution des poissons pourrait dépendre des interactions comportementales et physiologiques entre les organismes et le milieu environnant. Les fronts pourraient ainsi créer des barrières physiques affectant la répartition des poissons qui s'accumulent aux interfaces des masses d'eaux. Bien que l'étude des contenus stomacaux n'indiquent pas une alimentation accrue des poissons dans les régions frontales, il ne faut cependant pas négliger l'avantage trophique que peuvent trouver les poissons au niveau des fronts où leurs proies sont concentrées.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

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