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Les androgènes, les estrogènes et les progestatifs stimulent la croissance des cellules du carcinome prostatique humain LNCaP en culture

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Raymonde Veilleux

Résumé du colloque

La lignée cellulaire LNCaP provient d'une métastase d'un adénocarcinome prostatique humain. Ces cellules sont reconnues pour leur réponse proliférative positive aux androgènes in vivo et in vitro. Ces cellules contiennent le récepteur des androgènes (N 370 fmoles/mg protéine) et le récepteur des estrogènes (8.5 fmoles/mg protéine). Nous avons de plus démontré la présence du récepteur de la progestérone (351 fmoles/mg protéine) en utilisant le progestatif synthétique [3H]R5020 comme marqueur. Le récepteur des glucocorticoïdes n'a pu être décelé en utilisant de la dexaméthasone comme marqueur. Nous avons ensuite étudié l'effet à long terme des estrogènes et des progestatifs sur la croissance des cellules LNCaP. Nous avons observé que l'estradiol stimule la croissance des cellules LNCaP à une concentration demi-maximale (DE50) de 2 nM alors que l'estroine exerce son effet à une valeur de DE50 de 14 nM. L'estroil stimule de 2 fois la croissance des cellules à la concentration maximale utilisée, soit 1 μM. L'anti-estrogène synthétique EM-104 utilisé à 1 μM renverse complètement la stimulation exercée par 2 nM E2 alors qu'il est sans effet significatif sur la croissance spontanée des cellules. L'effet des progestatifs R5020 et progestérone a été mesuré de 0.5, respectivement à 10 nM et 0.3 nM. L'amplitude de la stimulation par les progestatifs est comparable à celle observée avec les estrogènes et dépasse de 1.5 à 2 fois celle obtenue avec DHT, laquelle stimule la croissance des cellules LNCaP à une valeur de DE50 de 0.15 nM. Nous avons ensuite évalué l'effet des estrogènes et des progestatifs sur la stimulation de la croissance des cellules LNCaP par le facteur de croissance EGF. Bien que faible, l'effet stimulateur d'EGF (0.5 ng/ml) est significatif et s'exerce avec la même amplitude sur la croissance spontanée (138%) que sur la croissance stimulée par 5 nM E2 (127%) et 10 nM P (146%). Ces données indiquent que les cellules LNCaP offrent un modèle très sensible pour l'étude des interactions entre les stéroïdes, ce qui devrait fournir des données utiles pour une meilleure compréhension du contrôle hormonal de la croissance du carcinome prostatique humain.

Contexte

Section :
Endocrinologie
news icon Thème du colloque :
Endocrinologie
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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Titre du colloque :

Endocrinologie

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