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Résumé du colloque
La recension des écrits nous apprend que les médecins, acteurs importants du système thanatologique, sont peu préparés à affronter les conséquences socio-psychologiques rattachées à la mort et au mourir. De plus, ils présentent un certain nombre de comportements et d'attitudes typiques: retrait émotif, évitement, plaisanteries lourdes, anxiété abondante, etc., accompagnés de sentiments de culpabilité et d'impuissance. Les médecins sont moins enclins à reconnaître et à exprimer leurs émotions et leurs peurs. Les infirmières, quant à elles, semblent avoir une vision plus réaliste de la mort, vision différenciée liée à la différence des rôles professionnels (soigner/souffrir) indépendamment du geste posé. Il arrive, cependant, que la mort du patient soit expérimentée de façon traumatisante par ces professionnels—et ce par appréhension, en même temps qu'un niveau élevé de stress, des mécanismes de défense tels le déni de l'imminence de la mort et des réactions de versatilité, la distanciation, l'évitement, de même que l'identification au défunt, des sentiments de culpabilité et d'impuissance. Ces professionnels expriment leur besoin de communication et d'aide. L'analyse du contenu d'entrevues structurées nous permet de mieux comprendre les attitudes et les compétences de professionnels de la santé d'un centre hospitalier québécois face à la mort et au mourir, de démontrer en quoi les résultats québécois recoupent les résultats d'autres études (étrangères et contemporaines) et en quoi ils diffèrent.
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