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Les comportements des piétons âgés de 65 ans et plus sont-ils différents des autres groupes ?

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Hélène Bélanger-Bonneau

Résumé du colloque

Chaque année au Québec, plus de 4 000 piétons sont victimes d'accidents de la route et les groupes identifiés à risque sont les enfants et les personnes âgées. L'objectif de cette communication vise à évaluer les comportements des piétons âgés de 65 ans et plus comparativement aux plus jeunes traversant à des intersections munies d'une signalisation piétonnière (silhouette/main). Les données proviennent d'un projet utilisant une stratégie de recherche expérimentale, pré-test, post-test avec groupe témoin non équivalent. Un nombre d'observations, soit 1 566, ont été effectuées à deux intersections en croix de la Ville de Saint-Laurent (Décarie/Du Collègue et Décarie/De l'Église). Les variables étudiées sont les suivantes : le temps de départ, les mouvements de tête, la vitesse de traversée et la présence de situation potentiellement conflictuelle. Les personnes âgées de 65 ans et plus représentaient 15,1 % de la population étudiée, soit 230 piétons. Plus de 50 % des piétons âgés ont effectué une attente sur le trottoir avant leur traversée comparativement à 31 % pour les autres groupes (chi-deux=46,7, p<0,01). Un pourcentage plus élevé de piétons âgés (80 %) par rapport aux autres groupes (71 %) ont effectué des mouvements de tête pendant la traversée (chi-deux = 7,61, p<0,01). Chez les piétons âgés, 18 % de ceux-ci avaient une vitesse moyenne de marche inférieure à 1,22 mètre par seconde, soit 13 % de plus que pour les autres groupes (chi-deux = 17,5, p<0,01). Toutefois, moins d'un piéton âgé sur dix a traversé le boulevard Décarie au feu prioritaire pour piétons et un sur deux sur les rues transversales (p<0,01). En conclusion, malgré certains comportements plus sécuritaires chez les piétons âgés, comparativement aux autres groupes, il reste d'important gain à faire dans le domaine de la sécurité routière.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

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