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Les coûts directs et indirects de l'insomnie

MD

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Meagan Daley

Résumé du colloque

On connaît peu les coûts directs et indirects associés à l’insomnie, et ce, malgré le fait que le tiers de la population en souffre. Pour étudier ce phénomène, nous avons choisi aléatoirement un échantillon de 2000 adultes âgés de 18 ans ou plus de la province de Québec, et les sujets ont rempli un questionnaire sur la présence des symptômes d’insomnie et sur l’utilisation des soins de santé (consultations, médicaments, etc.). Les réponses de 100 participants qui ne présentaient aucun symptôme d’insomnie (de bons dormeurs) ont été comparées à celles de 100 participants qui rencontraient tous les critères du DSM-IV pour un trouble d’insomnie (syndrome). Le groupe « syndrome » s’est différencié du groupe « bons dormeurs » sur plusieurs points : plus de consultations chez les professionnels de la santé (84 % comparativement à 44 %); plus de médicaments prescrits consommés (63 % comparativement à 40 %); taux d’absentéisme plus élevé (29 % comparativement à 14 %); productivité au travail diminuée (42 % comparativement à 12 %). Le groupe « syndrome » a rapporté 9000 heures de productivité réduite, comparativement à 2000 heures pour le groupe « bons dormeurs ». Les participants du groupe syndrome ont dépensé un total de 12 528 $ pour les médicaments prescrits sur une période de trois mois, comparé à 6 938$ pour les bons dormeurs. Toutes les différences observées sont significatives à p<.05. Au Québec, le coût annuel des médicaments prescrits pour le traitement du syndrome de l’insomnie se situerait autour de 24,5 millions de dollars.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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