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Résumé du colloque
Les études sur les liens entre la violence et la télévision sont dominées, depuis au moins trente ans, par deux courants. Le premier, celui de la "cultivation analysis" de Georges Gerbner, tente de prouver que la télévision montre le monde plus violent qu'il ne l'est en réalité et que cette représentation contribue à induire ou renforcer, chez les téléspectateurs, des attitudes craintives et des convictions conservatrices qui les conduisent à soutenir des politiques sociales répressives. Le second courant tente plutôt de montrer que la représentation d'actions violentes apprend aux téléspectateurs, et surtout aux enfants, à valoriser la violence et à croire qu'elle constitue un mode acceptable de résolution des conflits, et que la télévision contribue ainsi à augmenter la fréquence des comportements violents dans la société. De nombreuses études critiques ont montré que les recherches menées par les tenants des deux thèses sont entachées d'erreurs de méthode importantes et, qu'en tout état de cause, nous ne possédons aucune preuve scientifique sérieuse d'un quelconque effet spécifique de la télévision sur les comportements violents ou le niveau de la violence individuelle ou étatique. Cette absence de preuve n'empêche nullement les tenants des deux thèses et surtout ceux de la seconde, d'avoir des convictions fortes, de maintenir le rapport entre la télévision et la violence sociale parmi les questions qui préoccupent l'opinion publique et d'exercer des pressions importantes sur les télédiffuseurs, les organes de réglementation et les gouvernements. Nous proposons ici les premiers résultats d'une recherche sur les déterminants de l'opinion dans ce débat, dans laquelle nous cherchons à établir qui croit, et à quel degré, à l'existence d'un lien de causalité entre la représentation de la violence à la télévision et le niveau de violence dans la société. Nous utilisons des données recueillies par sondage téléphonique auprès d'un échantillon probabiliste de 830 répondants tiré dans la population de la région de Québec. La croyance à l'existence d'un lien de causalité entre la représentation de la violence à la télévision et le niveau de la violence sociale est mesurée au moyen d'une batterie de questions qui forment un indice dont la validité interne est vérifiée au moyen de l'analyse de fidélité et de l'analyse factorielle. L'effet des déterminants (âge, sexe, éducation, revenu, état matrimonial, parentalité) est estimé au moyen de la régression multiple.
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