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Les diphtongues québécoises, plaidoyer pour le segment complexe

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Denis Dumas

Résumé du colloque

La représentation des diphtongues québécoises pose des problèmes théoriques et formels intéressants. En effet, l'alternance systématique de ces voyelles entre une variante simplement longue et une variante diphtonguée, phonétiquement complexe de type [eɪ... aɪ], justifie de les considérer comme résultant du fractionnement complexe de traits. Ce fractionnement opère en quelque sorte la fission de certains traits vocaliques pour les polariser en deux moments successifs à l'intérieur même des unités du segment. Par exemple, le noyau de la diphtongue est plus ouvert que la voyelle simple, le noyau est appencié de la semi-voyelle, le noyau est syllabique et l'appendice non-syllabique; en somme, les couples de traits se trouvent exprimés dans la même "segment", par l'appendice, comme dans les variantes [eɪ... aɪ] contre [eː, iː], respectivement. Ainsi, l'alternance des formes traditionnellement fait que le segment (sous-jacent, ou sous-entendu) est une unité complexe, et malgré l'infinitude de traits composant la ligne, les diphtongues en tant que segment apparaissent comme relevant de la même séquence par des complexes segmentaux à deux colonnes successives, plutôt que par des traits à valeur graduelle. Par ailleurs, il est souhaitable d'analyser aussi les affriquées de la même façon.

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
host icon Hôte : Université de Montréal

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Titre du colloque :

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