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Résumé de la communication
On sait que l'identification formelle des suffixes ne fait pas l'objet d'un consensus. La segmentation des mots, sur des critères distributionnels, en leurs unités constituantes (cf. les morphes), fait resurgir des éléments que l'on ne peut ranger dans aucune des deux classes principales de morphes, les radicaux et les affixaux (ex. le -i- dans le suffix darice " petite fenêtre " --> dar " porte " + -i- + -ce " petit "). Quel statut accorder à ces segments, baptisés joncteurs dans Gruaz (1988) ? Faudrait-il les inclure dans le radical ou dans le suffixe ou bien les considérer comme des segments à part ? Notre hypothèse de départ est qu'ils apparaissent le plus souvent entre le radical et le premier suffixe appliqué. Nous verrons que ces éléments (qui sont un peu aux morphes ce que le ciment est aux briques) ne sont porteurs d'aucune charge sémantique. Alors que les joncteurs persans sont unaires, composés d'un seul phonème/graphème, ceux du français peuvent être soit unaires (ex. -t- de distribu-t-eur) soit binaires, composé de deux phonèmes/graphèmes (ex. -at- de donn-at-eur par comparaison avec donn-eur). Il est fort possible que deux joncteurs apparaissent dans le même mot. Plus on s'éloigne du radical, moins on rencontre de joncteurs. Bien que Gruaz (1988 et sv.) aborde ces éléments dans le domaine de la morphologie dérivationnelle, il nous semble que ses arguments ont la même pertinence dans la morphologie flexionnelle.
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