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Les emprunts critiqués à l'anglais : un fait linguistique à évaluer...

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Hélène Cajolet-Laganière

Résumé du colloque

Lors du colloque sur les anglicismes et leur traitement lexicographique tenu à Magog en 1991, plusieurs chercheurs et chercheuses ont déploré le peu d'études objectives ayant comme objet le traitement de cette portion du vocabulaire québécois. Certains dénonçaient en outre le fait que les études n'aient porté que sur des mots isolés, analysés un à un, plutôt que sur l'ensemble de toutes les catégories des emprunts. Dans le cadre de la présente communication, nous tenterons de répondre aux deux questions suivantes : Quelle est l'ampleur du phénomène de l'anglicisation, que l'on reproche constamment aux Québécois? Quelle est la pertinence de ces listes de formes critiquées constamment reprises d'un ouvrage normatif à l'autre, le plus souvent sans étude préalable quant à leur fréquence d'emploi tirée de contextes propres à différentes situations de communication? Pour répondre à ces questions, nous avons élaboré un Dictionnaire machine regroupant l'ensemble des formes critiquées répertoriées dans les principaux ouvrages normatifs au Québec. Nous avons par la suite vérifié la fréquence de ces formes dans les divers types de textes stockés dans la BDTS. Grâce à l'informatique, nous serons en mesure de fournir un portrait objectif de la fréquence d'emprunts critiqués dans un corpus représentatif de discours québécois (oral et écrit) et de proposer quelques éléments de réflexion quant à une nomenclature renouvelée et au traitement de ces formes critiquées. Cela nous amènera enfin à aborder certains aspects touchant la hiérarchisation de certains usages et l'émergence d'une norme légitime concernant le français utilisé au Québec.

Contexte

host icon Hôte : Université d’Ottawa

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