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Résumé du colloque
Pour répondre aux défis posés par les transformations politiques, économiques et technologiques de l'environnement, une des solutions proposées fréquemment est la participation des individus et des collectifs aux décisions qui les concernent. La participation vise alors à une plus grande prise en charge des usagers, des bénéficiaires, des travailleurs dans les entreprises coopératives communautaires, publiques et privées afin de rendre ces organisations aptes à répondre plus adéquatement aux besoins humains dans un contexte en changement. Par le processus de participation, on tente de remplacer une dynamique hétéronome d'organisation par une dynamique autonome. Ce processus est sensé induire un changement majeur dans l'identité des participants. Ceux-ci passent d'un statut de producteurs ou de récipiendaires de biens ou de services à celui d'agents actifs dans l'orientation des activités de l'organisation, dans sa construction et dans son fonctionnement quotidien. Ils deviennent alors des propriétaires-usagers, des membres associés, des citoyens, des collaborateurs. Dans cette présentation, nous allons poursuivre notre réflexion sur la participation (Giroux, 1993; Giroux et Fenocchi, 1994) en mettant l'accent sur le rôle qu'y joue la communication. Nous posons au départ que l'identité des acteurs est créée, maintenue et transformée dans la communication (Lipiansky, 1993), et que l'organisation qu'ils développent est constituée à travers la communication (Taylor, 1988). À partir de ces deux postulats, nous argumentons que le changement d'identité et la création d'organisations plus adaptées et responsables sont tributaires des capacités de communication des participants et aussi des mécanismes mis en place pour encadrer la prise de parole. Cela nous amène à identifier un certain nombre de difficultés rencontrées dans les projets participatifs tant au niveau individuel qu'organisationnel, problèmes tels que la pensée magique, la bureaucratisation, la démobilisation. Cela nous mène enfin à inventorier les exigences communicationnelles de la participation. Ce sont, au niveau individuel: l'accès à l'information, la capacité de traitement de données, la maîtrise sémantique, les habiletés expressives, rhéthoriques, relationnelles et d'animation. Au niveau organisationnel, ce sont la formation des participants, la gestion du processus (initiation, régulation, suivi), la mise en place d'agora et la nomination de porte-parole légitimes. Cette identification de différents facteurs a pour objectif de permettre l'élaboration d'un modèle applicable à des situations concrètes de création ou d'évaluation de systèmes participatifs.
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