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Les formes de croissance de l'épinette noire à la limite des arbres comme indicateurs de changements climatiques

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Daria Pereg

Résumé du colloque

Dans la majorité des sites du Québec nordique, la limite des arbres est formée par l'épinette noire grâce à sa grande capacité de survie et de propagation dans les conditions extrêmes de la toundra forestière en exprimant diverses formes de croissance. Dans les milieux protégés, l'épinette noire croît sous une forme arborescente. Dans les milieux exposés, la défoliation et la destruction des méristèmes durant l'hiver provoquent l'apparition de formes de croissance arborescentes dégradées ou de formes prostrées. Dans ce projet, deux objectifs sont fixés afin de vérifier comment les formes de croissance dégradées répondent aux variations climatiques du 20e siècle. Premièrement, la formation individuelle des formes de croissance dégradées est examinée. Ensuite, la dynamique écologique d'une population dominée par ces formes de croissance a été étudiée dans un peuplement modérément exposée aux vents hivernaux. L'analyse de tige de 13 arbres a permi d'identifier 4 types de forme de croissance dégradée en fonction de leurs patrons de croissance. Ces types diffèrent par la hauteur et le nombre de tiges supra-nivales (au-dessus du couvert de neige) qu'ils produisent. Dans un échantillon de 222 individus, la proportion de chacun des types révèle une majorité d'individus sub-arborescents dans la population, suggérant une émergence supra-nivale récente. La structure d'âge unimodale des tiges supra-nivale indique un développement synchrone avec un pic au cours des années 1960. Cette décennie correspond à une période climatiquement plus favorable, caractérisée par une augmentation des précipitations nivales et une diminution de la fréquence des gels estivaux. Cette relation entre les conditions climatiques plus douces et l'augmentation de l'émergence supra-nivale suggère que la proportion d'arbre exprimant des formes de croissance érigées pourrait augmenter dans les populations subarctiques si les tendances climatiques actuelles se maintiennent.

Contexte

manager icon Responsables :
Estelle Lacoursière
host icon Hôte : Université de Trois-Rivières

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