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Les groupes vulnérables ne sont pas seulement construits ; ils construisent à leur tour : le cas des psychiatrisés

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Louise Blais

Résumé du colloque

Dans ces dernières décennies de désinstitutionnalisation psychiatrique, un nouvel acteur collectif a fait son entrée sur la scène publique. À travers des gestes de survie comme réponses aux conséquences sociales de la "désins" (pauvreté, vulnérabilité, isolement, etc.), on a assisté à la création par des psychiatrisés et diverses actions citoyennes de lieux et de réseaux dits alternatifs. Ceux-ci sont généralement mal connus des intervenants et l'appareil institutionnel a tendance à s'en méfier, voire les mépriser. Pourtant, ce qui se construit dans ces marges (réseaux d'échange, d'entraide, de services de proximité, espaces publics), constitue autant de lieux où se travaillent les identités (citoyennes) et les appartenances (communautaires). Cette communication examine en quoi la théorie du don/contre don, ainsi que celle des mouvements sociaux, peuvent approfondir notre compréhension de ces actions collectives élaborées par des hommes et femmes dont le diagnostic psychiatrique est un marqueur puissant de leur place dans l’ordre des choses et de la société. Nous cherchons par là à infléchir les représentations professionnelles et les politiques en nommant autrement ce en quoi consistent les manques quand on est aux rangs des exclus; nous espérons aussi mieux comprendre le rôle de ces actions, autant dans le processus thérapeutique, que dans leur potentiel créateur pour les communautés, les politiques et les pratiques de "santé mentale" - un potentiel qui est loin d'être adéquatement exploité, comme nous le verrons dans l’étude de cas d'une expérience canadienne.

Contexte

manager icon Responsables :
Francine Saillant
host icon Hôte : Université Laval

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