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Les impacts du retrait des États-Unis sur le protocole de Kyoto

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Steven Guibeault

Résumé du colloque

Le retrait en mars 2001 de l'administration Bush du protocole de Kyoto était sans doute prévisible vu les accointance de celle-ci avec les compagnies pétrolières. Pour plusieurs, notamment en Amérique du Nord, cela signifie ni plus ni moins la mort du protocole. Le son de cloche fut très différent en Europe où plusieurs pays réaffirmèrent leur intention d'aller de l'avant, avec ou sans les Américains. Quant aux organisations non-gouvernementales, cette annonce créa un vent de panique. Lors de la Sixième Conférence des Parties (COP6) à La Haye au Pays-Bas en novembre 2000, le ton et les positions des ONG pouvaient se résumer ainsi : « Pas d'entente, c’est mieux qu’une mauvaise entente » (No deal is better than a bad deal). Il faut dire que les États-Unis étaient encore dirigés par Bill Clinton. Six mois plus tard et suite à l'échec des négociations à La Haye, une deuxième tentative eut lieu à Bonn en Allemagne. Les mêmes ONG qui s'opposaient à une entente affaiblie six mois plus tôt affirmaient maintenant : « Une entente c'est mieux que pas d'entente » (A deal is better than no deal). Au-delà des réactions des différents acteurs du protocole de Kyoto, comment le retrait américain affectera-t-il l'efficacité du protocole ? Une réaction spontanée serait de dire que le protocole sera moins efficace sans les américains... Or une étude préparée par le ministère de l'Environnement des Pays-Bas, rendue publique lors de la dernière séance de négociations à Marrakesh (COP7) au mois d'octobre 2001, démontre en fait le contraire ! Conclusion pour le moins surprenante qui résulte de l'inclusion dans le protocole de Kyoto et de ses accords subséquents (l'Entente de Bonn et la déclaration de Marakesh) des mécanismes économiques, aussi appelés mécanismes de flexibilité, tels que le mécanisme d'échange de carbone, le mécanisme pour un développement propre, etc. L'inclusion de ces mécanismes répondait à une forte demande de divers pays dont le Canada, les États-Unis, le Japon afin de faciliter la mise en application du protocole de Kyoto. Toutefois, et comme le révèlera la communication, ces mécanismes réduiront énormément à l'efficacité environnementale du protocole. Bien que plusieurs pays aient déjà ratifié le protocole ou annoncé leur intention de le faire, la décision de certains pays clés comme le Japon et la Russie se fait toujours attendre. La communication tentera d'évaluer les divers impacts du retrait des États-Unis du protocole de Kyoto et s'inscrira dans la perspective éco-sociologique, c'est-à-dire une sociologie économique et sociale de l'environnement.

Contexte

host icon Hôte : Université Laval

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