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Résumé du colloque
L'objectif de l'étude était d'établir les liens entre un passé d'abus sexuel et une plus forte prévalence de facteurs de risque pour l'infection au VIH chez les jeunes en difficulté d'adaptation. Près de 559 jeunes actifs sexuellement (350 garçons, 209 filles; âge moyen : 15,5 ans) ont été recrutés sur une base volontaire dans des centres de réadaptation de la région de Montréal, pour participer à une entrevue dirigée. Parmi ces jeunes, 56% des filles et 4,7% des garçons ont rapporté avoir été victimes d'abus sexuel. En contrôlant pour le genre, les analyses réalisées indiquent que ce passé d'abus sexuel est associé à : une plus forte proportion de relations sexuelles non protégées (31,6%, 22,4%, p<0,003) avec des partenaires à risque (ex. partenaires UDI, 23,4% (f), 12,8% (m), p<0,001); à des comportements homosexuels (42,2%, p<0,001); à l'usage de drogues injectables (13,0%, 6,0%, p<0,007); et à un plus fort taux de tentatives de suicide (25,9%, 9,2%, p<0,001). D'autres analyses multivariées indiquent que la prostitution est la variable la plus fortement associée à l'abus sexuel chez les filles (p<0,001) alors que chez les garçons, ce sont l'usage d'alcool et des comportements homosexuels (p<0,001). Bien que l'abus sexuel ne soit pas un facteur de risque pour l'infection au VIH, le profil comportemental de ces jeunes victimes suscite des inquiétudes. Les intervenants des centres de réadaptation devraient être sensibilisés à cette réalité.
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