pen icon Colloque
quote

Les mots du corps dans Alexandre Chenevert de Gabrielle Roy : une difficile communication

CT

Membre a labase

Céline Tanguay

Résumé du colloque

Depuis sa parution, Alexandre Chenevert a régulièrement fait l'objet d'études dites «psychologiques». Aussi, la dimension corporelle du héros, pourtant traduite par la narration, a longtemps été laissée pour compte. Que dit, au sens propre et littéral, le corps d'Alexandre ? Voilà la question à laquelle nous tenterons de répondre. Nous nous intéresserons donc au corps du protagoniste en tant qu'émetteur de signes communicants. Nous définirons d'abord ce que nous entendons par «langage corporel», distinguerons «indice» de «signal», ainsi que «signifiant», «signifié» et «référent» du signe corporel. Puis, à l'aide de ces outils méthodologiques, nous cernerons l'attitude comportementale d'Alexandre en rapport avec différents personages, dégagerons les conditions d'existence de telle ou telle conduite. De plus, en recourant à la narratologie et aux théories sur l'énonciation, nous établirons concurremment la poétique du non-verbal chez Gabrielle Roy dans ce roman. En fait, bien qu'Alexandre témoigne par sa communication non verbale contre les formules toutes faites des gens imbus de messages publicitaires et propagandistes envahissant la ville, il finit généralement par leur céder, par se refermer sur lui-même, phénomène que les techniques narratives employées accentuent. Cette analyse de la dimension corporelle du protagoniste conclut également à l'aliénation du personnage; cependant, elle met aussi l'accent sur le langage du corps comme moyen d'y échapper.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :