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Les mouvements anormaux

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Paul J. Bédard

Résumé du colloque

Les mouvements anormaux peuvent se classifier sous l'angle de la phénoménologie en tremblements ou en dyskinésies. Ces dernières incluent la chorée, l'athétose, le ballisme, la dystonie, diverses myoclonies et les tics pathologiques. L'acathisie est un phénomène plutôt subjectif. Sous l'angle étiologique les mouvements anormaux peuvent relever de différentes causes : 1) maladies dégénératives ou génétiques : Huntington, Parkinson, Dystonie musculaire DyT1, Dystonie DOPA-sensible de Segawa. 2) causes médicamenteuses ou mixtes : dyskinésie de la DOPA, aux neuroleptiques (tardive) etc, ou symptomatiques de maladie systémique : vasculite, syndrome anti-phospholipides, toxique, infectieuse (Sydenham), accident vasculaire cérébral. Toutes ces causes affectent les noyaux gris centraux ou leurs connexions et leurs neurotransmetteurs. Les nouvelles techniques chirurgicales de lésions ou de stimulation mettent en évidence le rôle important de certains noyaux thalamiques (VIM) dans le tremblement et des structures de sortie des noyaux gris centraux (globus pallidus et noyau sous-thalamique) pour les autres mouvements anormaux (chorée, athétose, dystonie et ballisme). Au plan biochimique et moléculaire, certains types de mouvements anormaux induits en particulier par des drogues s'accompagnent d'une cascade de modifications des neurotransmetteurs et de leurs récepteurs, notamment au niveau striatal. Ces changements sont semi-permanents mais potentiellement réversibles.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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