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Résumé du colloque
L’objectif de cette présentation sera d’exposer les résultats d’une étude de terrain effectuée à Iakoutsk, dans la République Autonome de Sakha (Iakoutie) de la Fédération de Russie. Cette étude est l’un des deux volets d’un projet de recherche comparant les stratégies d’autodétermination formulées au niveau international par les peuples autochtones habitant dans des États fédéraux, en l’occurrence les peuples Cris du Québec et Sakha de Sibérie. Ces deux peuples ont plusieurs points en commun : ils existent au sein d’un État fédéral; leur territoire traditionnel, riche en ressources naturelles, est exploité par des non-autochtones; ils cherchent à s’autodéterminer et tentent d’obtenir une autonomie politique au niveau national et sur le plan international; ils sont des peuples colonisés; leur statut de minorité ethnique est dilué parmi d’autres dans une juridiction régionale semi-autonome. Une des principales différences entre ces deux groupes est le statut juridique et politique de leur territoire respectif tel que défini par l’État fédéral : le territoire traditionnel des Cris n’a pas le statut d’un membre fédératif à part entière, contrairement aux Sakha. Cette différence fondamentale entre les statuts territoriaux amène à poser l’hypothèse de recherche suivante : la notion de territorialité telle que conçue par les Sakha et les Cris, par rapport au statut de ce même territoire défini par leur État-Nation respectif et en relation avec les paradigmes européens de relations interétatiques, influence le choix de stratégies d’autodétermination formulées au niveau international par les peuples autochtones. Cette hypothèse permettra l’élaboration -via les notions théoriques de territorialité, d’identité et d’État-Nation- d’un cadre théorique expliquant les relations entre les facteurs économiques, juridiques et politiques, les notions de territorialité, et leurs stratégies d’autodétermination sur le plan international. L’étude de cas qualitative (voir Huberman et Miles : 1994), basée sur des entrevues (n=20) avec des informateurs et informatrices clefs (ex.: des dirigeants et dirigeantes économiques et politiques, des militants et militantes nationalistes, des académiciens et académiciennes, etc.) est la méthodologie utilisée. Des recherches documentaires poussées sont de plus effectuées.
Avancement de la discipline
Jusqu’à maintenant, certaines études ont abordé des sujets reliés aux notions de territorialité (Fondahl, 1995; Mandelstam Balzer, 1995), aux relations autochtones-États (Leskin et Andreyeva, 1995; Boyko, 1996; Poelzer, 1995, 1996), aux notions d’autonomie non-territoriale (Coakley, 1994), aux approches autochtones de la souveraineté (Corntassel et Hopkins Primeau, 1995) et aux attitudes des organisations internationales envers les autochtones (Tennant, 1994; Stamatopoulou, 1994). Cependant, les liens spécifiques entre les situations domestiques économique, juridique et politique, les notions de territorialité et les stratégies d’autodétermination sur le plan international n’ont pas été abordés académiquement. La présente étude permettra donc l’avancement des connaissances dans le domaine des relations internationales et des études autochtones.
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