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Les odeurs vertes du paradis perdu

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Yvette François

Résumé du colloque

"La vraie vie c'est ailleurs", disent tous les héros hébertiens. "La vraie vie" est en effet enfouie dans le passé au plus profond de la mémoire qu'elle soit individuelle ou collective. C'est un voyage aux sources premières de la vie, à la genèse démiurge d'avant la faute que nous convie Anne Hébert. Or, pour recouvrer "la fraîcheur de l'origine", sans réminiscence ni aucune "réminiscence", il faut oser descendre aux arcanes de la mémoire et affronter les gouffres, gardiens de l'ombre. Ce "premier jardin" fut, dans son innocence, le lieu de rencontre de tables hasards qui ont placé sur la route obscure du destin les êtres en quête d'absolu. Mais comment retrouver ce lieu de rencontre fatal? "L'auteur hébertien" nous révèle qu'il est possible d'échapper au sort funeste prescrit par "les augures" et de vivre "hors la loi". Tel est le scénario que nous étudierons dans les derniers oeuvres hébertiennes: Le Premier jardin et La Cage suivie de L'Ile de la Demoiselle. Tous ces oeuvres s'ouvrent sur des horizons lointains où la métaphore de la Femme, amie de ceux du Pays, devient porteuse de vie et d'amour, de pureté et de liberté. Mais n'est-elle pas "encombrante comme une ombre que l'on tire de la nuit au grand soleil"?

Contexte

host icon Hôte : Université de Sherbrooke

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