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Les plus anciens neurones du règne animal peuvent sécréter leurs neurotransmetteurs de façon oscillatoire : mesure des monoamines par ampérométrie

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Marc-Antoine Gillis

Résumé de la communication

Si le phénomène d'exocytose commence à être bien compris chez les invertébrés supérieurs et chez les vertébrés, il reste encore inconnu chez les animaux possédant les systèmes nerveux les plus primitifs. Nous avons donc mesuré directement les libérations de monoamines sur des neurones dissociés du cnidaire Renilla köllikeri par la technique d'ampérométrie. Nous avons constaté qu'une partie de ces neurones possèdent une forte activité de libérations spontanéees calcium-dépendantes. Les libérations spontanées ainsi que les libérations nécessitant une concentration dépolarisante de potassium se présentent sous formes de bouffées d'événement exocytotiques. L'analyse par un transformé de Fourier (FFT) révèle une double dynamique dans ces événements, l'une avec une fréquence de 4 Hz et l'autre de 9 Hz. De plus on observe des bouffées avec des fréquences multiples de ces deux premières. Par ailleurs, une analyse plus fine de ces bouffées révèle l'existence d'événements unitaires de sécrétion dont la fréquence est toujours proche de 104 Hz. Enfin, nous avons constaté qu'il n'y a pas de régions cellulaires privilégiant la libération des neurotransmetteurs. Les résultats suggèrent que ces neurones possèdent des patrons d'oscillations intrinsèques, agissant donc comme des cellules "pacemakers".

Contexte

Section :
Neurosciences
news icon Domaine de la communication :
Neurosciences
host icon Hôte : Université de Montréal

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Thème du communication :

Neurosciences

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