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Les populations humaines : facteurs de risque pour la maladie de Parkinson

MP

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Michel Panisset

Résumé du colloque

Le diagnostic de la maladie de Parkinson (MP), qui repose sur des critères cliniques, ne se vérifie que dans 70% des cas. On note une grande variabilité dans les manifestations motrices, autonomiques, psychiatriques et cognitives. La prévalence de la MP varie de .044 à .187, mais atteint 1% chez les 50 ans et plus de 2% dans les populations plus âgées. Malgré une prévalence stable d’un pays à l’autre, certaines régions spécifiques connaissent des taux plus élevés. La prévalence de la MP serait de 2 à 5 fois plus élevée dans des régions du Québec en relation avec l’utilisation de pesticides. D’autres études épidémiologiques ont rapporté un lien entre la MP et différents métaux dont le manganèse, le fer, l’aluminium, la vie rurale ou près de mines, de fermes et la consommation d’eau de puits. La découverte du MPTP dont la structure se rapproche de celle de composantes de pesticides pourrait expliquer l’association pesticides-MP. La cigarette serait un facteur protecteur. On pourrait prédire le diagnostic de MP avec une fiabilité de 70% par analyse logistique d’une combinaison de facteurs épidémiologiques incluant l’histoire familiale de MP. Chez 16% des patients atteints, un facteur génétique serait important. En pathologie, la MP est caractérisée par la présence de corps de Lewy (CL) au niveau de la substance noire. Le MPTP causerait l’apparition d’inclusions semblables aux CL. La MP peut être considérée comme résultat de facteurs environnementaux chez des individus prédisposés.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

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