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Résumé du colloque
L'analyse des procédés de «mention» (ironie, parodie et satire) dans les contes de Silvina Ocampo nous autorise à postuler que, chez cet auteur, l'esthétique de l'horreur se construit selon une dynamique d'attirance et d'exclusion, où l'abjection et l'humour se combinent et se conjurent mutuellement. Avec Bioy Casares nous sommes aussi en présence de procédés de «mention» : mise en abîme, renvois intertextuels et extra-textuels. Mais, la dynamique des récits évacue l'horreur (certains motifs en suscitent pourtant la présence) pour se situer, de plain-pied, dans le symbolique. La science-fiction glisse vers la métafiction et l'emboîtement des textes interpelle bien plus l'intellect que le sensoriel. Avec Silvina Ocampo nous sommes confrontés à une tentative obsessionnelle (masochiste?) de réabsorber l'horreur - et avec elle l'image prégnante de la Mère - à la recherche du plaisir. Chez Bioy, en revanche, l'image maternelle ne revêt aucun camp de l'interdit, et ce par le biais des solutions stéréotypées du fantastique greffé d'érudition. Nous sommes ici face à deux approches différentes du rapport à la loi - et au plaisir -, que nous tentons d'illustrer à travers, notamment, l'analyse des contes et poupées russes dans deux recueils parus des deux auteurs: Cornelia frente al espejo (Silvina Ocampo, 1988) et Una muñeca rusa (Bioy Casares, 1991).
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