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Résumé du colloque
Dans un long article de la Revue de Musicologie de décembre 1953, pp. 111-140, Émile Haraszti soutenait que les Préludes de Liszt n'avaient, malgré l'argument placé en tête de la partition, aucun rapport avec le poème du même nom de Lamartine, le XVI des Nouvelles Méditations Poétiques, publiées en 1823. A l'appui de sa thèse, le musicologue hongrois démontrait que les thèmes de l'œuvre musicale dérivaient d'une cantate antérieure, Les Quatre Eléments, composée en 1844-45 sur un texte du poète marseillais Joseph Autran (1813-1877) et orchestrée par le disciple de Liszt, Joseph Conrad. Le rapprochement forcé avec l'élégie lamartinienne, pour des motifs honorifiques, serait une affabulation de la compagne de Liszt à Weimar, la princesse Carolyne Wittgenstein, qui avait des prétentions littéraires.
Nous entendons prouver, par l'analyse thématique du poème autant que par celle de la musique, que Liszt a, en 1853 — peut-être sous l'influence de Carolyne — composé un poème symphonique original pour traduire exactement par les sons l'idéal romantique exprimé dans l'œuvre littéraire, même s'il a emprunté, comme cela lui arrivait souvent, à une composition antérieure demeurée au surcroît inédite et inachevée. C'est l'élégie de Lamartine qui, en définitive, a modelé la forme et le sens de l'œuvre de Liszt.
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