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Les propriétés des mots-N en français québécois

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Salomée Guy

Résumé du colloque

Notre étude porte sur l'identification grammaticale des mots-N personne et rien en français québécois. Les mots-N correspondent-ils toujours à des éléments de polarité négative? Déprez (à paraître), à travers une étude comparative des mots-N en créole haïtien (CH) et en français (F), indique que la réponse est positive pour les mots-N du CH et négative pour ceux de F. Nous montrons que les mots-N en FQ possèdent aussi des propriétés distinctes des éléments à polarité négative (ÉPN) puisqu'ils peuvent apparaître, entre autres, sans marqueur de négation en position sujet ou objet (Personne mange ici, J'aime personne). Ceci explique pourquoi, malgré une interprétation négative inhérente, les mots-N ne peuvent légitimer certains ÉPN, tels pantoute, benben en FQ (J'ai pas compris pantoute/*Personne a compris pantoute). Nous voyons aussi que la "double négation" du FQ (Elle aime pas personne) se distingue des propriétés en apparence similaire de celles du CH où le marqueur de négation avec pesonn est obligatoire. Ces faits nous amènent à remettre en cause l'analyse des mots-N à travers le critère de Négation (Zanuttini, 1991). Nous explorons plutôt l'hypothèse de Déprez sur la concordance négative où le mouvement est motivé non par par l'accord Spec-Tête et la nécessité de former un constituant avec la tête Neg mais par l'interprétation sémantique et la structure interne des mots-N. En effet, ceux-ci sont considérés en français comme des D indéfinis, (ou des numéraux), avec un NP vide, contrairement au CH où ils sont des NP sans D.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Grammaire et variation
manager icon Responsables :
Anna-Maria Disciullo
host icon Hôte : Université McGill

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Titre du colloque :

Grammaire et variation

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