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Les rapports sociaux : le mouton noir de la théorie et de la pratique du Knowledge-Management

ML

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Marie-Josée Legault : Université TÉLUQ

Résumé du colloque

La théorie du knowledge-management (KM) s'appuie sur diverses justifications économiques : société de l'information, économie du savoir, mondialisation et libéralisation des échanges, pour promouvoir des pratiques de mise en commun des connaissances qui lui sont propres. En pratique, toutefois, les auteurs s'entendent pour constater qu'elles connaissent peu de succès. Dans les firmes qui pratiquent le knowledge-management, en effet, les employés collaborent peu à ces initiatives auxquelles leurs employeurs consacrent de grands efforts, encouragés en cela par des théoriciens et des promoteurs qui ne tarissent pas d'éloges sur les vertus de telles pratiques. On peut combiner certains acquis de la sociologie des professions, du droit du travail et l'observation des conditions d'emploi dans les firmes qui pratiquent le knowledge-management pour jeter un regard critique sur l'absence pour le moins curieuse des rapports sociaux à la fois dans la théorie et la pratique du knowledge-management, pour rendre compte de cet insuccès chez les professionnels qualifiés, qui font ici plus particulièrement l'objet de mon attention. Je sollicite différents courants d'explication sociohistorique de la problématique de l'appropriation du savoir pour esquisser une explication matérialiste de l'insuccès des pratiques de mise en commun des connaissances auprès des professionnels qualifiés. En effet, l'employeur de ces professionnels cherche à recueillir un savoir très spécialisé, souvent scientifique. Des enjeux pratiques y sont liés, entre autres la menace à la position des professionnels du savoir dans les rapports sociaux de la nouvelle économie, et des positions stratégiques de résistance deviennent dès lors envisageables.

Contexte

manager icon Responsables :
Paul-André Lapointe
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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