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Les réseaux littéraires à la lumière des archives : l'exemple du fonds Le Normand-Desrosiers

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Sébastien Dulude

Résumé du colloque

Dans quelle mesure la lumière jetée par les archives sur les réseaux littéraires contribue-t-elle à renouveler la lecture de l'histoire littéraire québécoise ? Pour répondre à cette question, nous nous pencherons sur le cas du fonds Le Normand-Desrosiers de la Bibliothèque nationale du Québec. Ce fonds contient une série de documents uniques sur la vie littéraire de la premières moitié du siècle. Après une présentation rapide des deux protagonistes en question, ainsi que du contenu de leurs archives, nous analyserons la correspondance échangée par le couple Le Normand-Desrosiers avec Henri Pourrat. Un des rares exemples de contact étroit entre régionalistes de France et du Québec, cette correspondance permet d'approfondir la compréhension des réseaux intellectuels franco-québécois de l'entre-deux guerres. Son examen nous permet par ailleurs de lever le voile sur quelques-uns des « troubles » engendrés par la position extrêmement particulière de Michelle Le Normand. Tenter d'être tout à la fois femme de lettres et épouse d’un écrivain, mère de famille et « agente littéraire » du mari, c'était tenter de concilier des situations parfois conflictuelles et heurter de front de multiples préjugés. Les lettres à Pourrat, de pair avec les journaux intimes de Le Normand et les autres correspondances échangées par celle-ci jettent de ce point de vue un nouvel éclairage sur l'émergence des femmes sur la scène littéraire canadienne-française du début du vingtième siècle.

Contexte

manager icon Responsables :
Micheline Cambron
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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