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Les secteurs d’activité économique/catégorie professionnelle ayant les indicateurs de lésions professionnelles indemnisées les plus élevés au Québec

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P. Duguay

Résumé de la communication

Objectif : Produire des indicateurs statistiques utiles à la planification de la recherche ou des interventions de prévention en santé et en sécurité du travail Méthode : Les analyses reposent sur les données de la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec (CSST) pour les lésions survenues de 2000 à 2002, et sur des estimations de main-d’œuvre produites à partir du recensement de 2001 de Statistique Canada et de l’enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures travaillées (EERH). Le taux de prévalence ETC a été retenu comme indicateur car il tient compte à la fois de la fréquence et de la gravité des lésions, cette dernière étant estimée par le nombre de jours d’indemnisation. Il a été calculé par secteur d’activité économique en utilisant des effectifs de travailleurs en équivalent temps complet (ETC), et selon la catégorie professionnelle (manuel, non manuel, mixte). Le regroupement par catégorie professionnelle est essentiellement basé sur l’effort physique des tâches effectuées en terme de charge, mouvement répétitif et de posture. Résultats : Durant la période 2000-2002 on dénombre, annuellement, un peu plus de 113 000 lésions professionnelles, accidents ou maladies, avec des jours indemnisés et environ 24 000 accidents du travail acceptés n’ayant aucun jour indemnisé. Il y a quatorze secteurs d’activité économique/catégorie professionnelle qui ont un taux de prévalence ETC des lésions indemnisées au moins quatre fois supérieure à la moyenne québécoise. Ils représentent 4% de la main-d'œuvre, mais 15% des lésions indemnisées et dans tous les cas, il s’agit de travailleurs manuels. Parmi ces quatorze secteurs six sont issus du tertiaire, trois de l’industrie de la construction, trois de l’activité primaire et deux de l’industrie manufacturière. Les travailleurs manuels des mines (services miniers), de la construction et de la forêt continuent d’être parmi les groupes de travailleurs ayant les taux de prévalence ETC les plus élevés en 2000-2002. Toutefois, avec des taux parfois supérieurs, des activités économiques du tertiaire ressortent également : par exemple, les travailleurs manuels de l’entreposage, de l’administration provinciale et locale, des services aux entreprises, ou du commerce de détail. À ces secteurs il faut ajouter les carrières et sablières, les services immobiliers, les industries des produits minéraux non métalliques et l’industrie des produits en caoutchouc. Dans plusieurs cas, c’est la prise en compte de la catégorie professionnelle qui a permis d’identifier ces groupes à risque, en particulier pour les secteurs du commerce et des services. L’analyse selon le sexe fait ressortir les secteurs d’activité qui sont les plus à risque pour les femmes comme ceux de l’industrie du bois, de l’hébergement, du commerce de gros et de détail, l’industrie des produits en matière plastique, les services d’enseignement, l’industrie des aliments et l’industrie du meuble et des articles d’ameublement. Chez les femmes, les treize secteurs/catégorie professionnelle ayant un taux de prévalence ETC au moins quatre fois supérieure à la moyenne regroupent un peu plus de 3% de la main-d’œuvre féminine mais près de 18% de leurs lésions indemnisées pour la période 2000-2002. Dans tous les cas il s’agit des travailleuses manuelles, sauf pour l’hébergement où ce sont les travailleuses manuelles et les mixtes. Conclusion: Les indicateurs calculés par secteur d’activité économique, en tenant de la catégorie professionnelle, permettent d’identifier les groupes à risque et d’en faire ressortir quelques-uns uns qui seraient masqués autrement. Ces informations s’avèrent utiles pour aider à la planification des activités de recherche ou d’intervention vers les groupes de travailleurs ayant les plus importants problèmes de santé et de sécurité du travail au Québec.

Résumé du colloque

Pas pour l'instant.

Contexte

host icon Hôte : Université d’Ottawa

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