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Résumé du colloque
Est-ce que la contrainte porte du sens? Voilà un problème crucial : est-ce que la contrainte est arbitraire ou est-ce qu’elle porte du sens? J’ai l’impression que François Le Lionnais et Raymond Queneau la croyaient arbitraire. J’ai l’impression que Georges Perec et Jacques Roubaud prouvent le contraire. Ce qui fait deux époques... Le Lionnais, répondant à des questions sur Lewis Carroll (in Le magazine du presbytère, Paris, Henri Veyrier, 1978), dit ceci : «Je pense que ce qui a pu intéresser Lewis Carroll dans les échecs, c’est de se donner des contraintes parfaitement arbitraires et qui – à mon avis – n’ont pas de correspondances dans notre vie profonde car (c’est une thèse qui m’est propre) la psychanalyse est largement étrangère à l’aspect technique de la partie d’échecs. Notre structure mentale et notre psychisme peuvent faire qu’un homme fuit ses névroses dans le jeu d’échecs, mais une correspondance étroite entre les coups d’une partie et ce qui se passe dans sa vie, n’existe pas au-delà de quelques banalités». J’ai l’impression que François Le Lionnais pensait la même chose de la contrainte littéraire. Je ne peux pas lui demander confirmation de cette impression. Peut-être n’a-t-il pas tort. Hermogène et Saussure ont raison. Le problème est que cette raisonnable conception de la langue ne suffit guère à la pulsion cratylienne de Mallarmé et des poètes en général, ces antilinguistes. Je voudrais interroger cette question du (des) sens de la contrainte.
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