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Les théories postmodernes de la traduction

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Pier-Pascale Boulanger

Résumé du colloque

Point de contact entre les cultures, la traduction constitue un site, pour emprunter au lexique foucaldien, où il nous est donné de constater la pluralité des discours sur le sens, le sujet et le langage. Nécessairement touchés par les changements d’ordre social, économique et politique survenus au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, les discours qui traversent le site traductologique (les énoncés portant sur la notion d’auteur, le rôle du traducteur, l’équivalence, la transparence, le sens, l’écriture, la représentation dans le langage, etc.) se sont transformés substantiellement au cours des 30 dernières années. Cette période s’associe à une transformation épistémologique attribuée au postmodernisme qui se caractérise par l’interdépendance du sujet et de l’objet, la transversalité des champs du savoir traditionnellement compartimentés, la pluralité interprétative, le décentrement d’une logique universelle et d’une vérité transcendantale du savoir et l’effort de contextualisation de la spécificité historique et culturelle de l’Autre. L’épistémè postmoderne ouvre un espace mieux adapté à la constitution d’un savoir sur la traduction (ou vaudrait-il mieux dire des savoirs) et qui ne se limite plus à l’approche traditionnelle et axiologique. « L’aire des traductions n’étant pas close, mais éclatée et interstitielle, la traductologie n’est pas un discours fermé qui prendrait en vue tel champ du réel : justement l’aire de la traduction n’est pas un « champ », au sens que prend ce concept dans les sciences ». Et les discours qui parcourent cette aire sont multiples : la philosophie et l’herméneutique, la poétique, les points de vue post-colonialiste et féministe, l’approche polysystémique, le déconstructionnisme, la psychanalyse, la sociologie, etc. Explorons donc les nouveaux outils conceptuels et les approches novatrices qui s’élaborent par ces discours.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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