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Les transformations du système de régulation sexuelle et de contrôle social du lesbianisme, de l'après-guerre à la Révolution tranquille

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Line Chamberland

Résumé de la communication

Durant l'après-guerre, les institutions religieuses, juridicopénales et psychomédicales exercent des fonctions complémentaires dans la régulation de la sexualité des femmes et le contrôle des sujets féminins déviants. Ces institutions diffusent des discours normatifs sur la sexualité féminine et gèrent divers dispositifs qui leur permettent de surveiller et de sanctionner les conduites individuelles. Leur caractère patriarcal ne fait aucun doute : la presque totalité des agents occupant des positions d'autorité (curés, juges, policiers, médecins et psy de toutes sortes) sont des hommes. La famille, ordonnée autour de l'autorité paternelle, constitue un maillon essentiel de ce réseau institutionnel. L'influence de l'Église auprès des femmes demeure considérable, que ce soit sur la socialisation des filles ou l'encadrement des secteurs de l'éducation, la santé et l'assistance sociale. La restructuration des appareils de régulation sociale pendant les années 1960 va entraîner une réorganisation majeure des pratiques d'intervention autour de la sexualité, qui se caractérise par la chute rapide de l'influence religieuse et la montée du pouvoir des experts dits scientifiques. Ce bouleversement affaiblit la cohérence entre les divers niveaux et mécanismes du contrôle social. Mais c'est surtout l'accès progressif des femmes à l'éducation et au marché du travail qui leur permettra d'exercer une certaine liberté.

Résumé du colloque

Martine Gross, conférencière de renom et spécialiste de la question de l'homoparentalité, sera avec nous.

Contexte

host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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