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Les usagères du français et le discours dictionnairique : pour une redéfinition de la norme

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Céline Labrosse

Résumé du colloque

Cette recherche rappelle que c'est à la Renaissance, au moment où les citoyennes sont exclues des lieux d'autorité et de pouvoir, que prend forme le "bon" usage linguistique. L'affirmation de Vaugelas voulant que le genre masculin soit le plus "noble" est lancée et procure peu à peu une certaine justification aux pratiques d'écriture mettant en valeur le seul masculin. Cet usage, normalisé au fil des siècles dans tous les domaines, n'a pas échappé à la lexicographie québécoise qui, bien qu'avant-gardiste par rapport à son homologue française, véhicule toujours des facettes androcentriques à l'intérieur de ses principales composantes. Or, l'examen attentif du DQA montre que l'implantation d'alternatives non sexistes comme la substitution d'énoncés au masculin par des formules non genrées ou épicènes s'avère d'application facile, de lecture aisée et de présentation multiforme, et qu'elle reflète les rapprochements concomitants entre l'espace occupé par les citoyennes dans la société et dans la langue.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Études féministes
host icon Hôte : Université McGill

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Titre du colloque :

Études féministes

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