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L'éthique du comité d'éthique dans les universités

YA

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Yao Assogba

Résumé du colloque

Les universités québécoises sont tenues depuis peu de se doter de comités d'éthique non seulement pour la recherche dans les sciences pures, mais également dans les sciences sociales et sciences humaines. Ces comités, composés en général de pairs, viennent s'ajouter aux comités classiques de recherche chargés d'évaluation les projets institutionnels, c'est-à-dire internes à chaque université. L'on sait le pouvoir manifeste et latent de ces comités dont les membres, une fois assis dans leur demi-fauteuil d'évaluateur, n'échappent pas à une tentation d'abus se traduisant par une sévérité exagérée de l'évaluation des projets de recherche de leurs collègues. Certains effets pervers des comités de recherche sont bien connus : contrôle excessif, application des normes en contradictions avec les objectifs des fonds institutionnels de recherche, découragement des chercheurs, etc. Les comités d'éthique en sciences sociales et sciences humaines ne risquent-ils pas d'épouser la culture déjà existante des comités de recherches ? Dans cette perspective, leur fonctionnement ne risque-t-il pas de produire des effets pervers qui vont s'agréger aux effets pervers des comités traditionnels ? Afin d'éviter de tels écueils, il serait opportun de procéder à une normativisation des comités d'éthique au sein des universités. Autrement dit, il faut définir par des normes précises l'éthique des comités d'éthique. Dans un premier temps, notre communication présentera quelques effets pervers des comités d'éthique ad hoc mis sur pied dans la foulée de l'appel des grands organismes canadiens et québécois chargés de la recherche en sciences sociales et sciences humaines. Du reste, ce sont ces effets qui ont inspiré cette communication. En deuxième lieu, nous décrirons et proposerons une démarche et un contenu de la normativisation des comités d'éthique en sciences sociales et sciences humaines.

Contexte

host icon Hôte : Université d’Ottawa

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