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L'éthique publique : un objet d'étude ou une éthique ?

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Georges A. Legault

Résumé du colloque

L'expression « éthique publique » – tout comme les expressions analogues « éthique des affaires », « éthique professionnelle », « éthique des médias », etc. – désigne en premier lieu un secteur particulier de questionnement éthique. En associant le noyau sémantique de l' « éthique publique » à des notions apparentées comme la distinction entre « droit public » et le « droit privé », nous essayerons dans un premier temps de caractériser le secteur de recherche en éthique que couvrirait ce champ en l'opposant à l' « éthique privée ». À la lumière de cette analyse, nous pourrons voir les limites d'une telle approche de définition par secteur. L'expression « éthique publique » peut aussi avoir une signification « normative ». Dans ce contexte l' « éthique publique » serait une conception particulière de l'éthique ayant une fonction évaluative ou prescriptive, selon les cas. La détermination du statut normatif de l'éthique publique soulève ainsi les enjeux touchant les rapports entre droit et valeur dans la société démocratique notamment dans le débat public. L'éthique publique proposerait-elle alors une éthique du « bien commun » ou de la « démocratie » ? La place qu'on réserve actuellement à la déontologie – même sous le couvert de l'éthique dans les politiques et dispositifs éthiques gouvernementaux – semble plutôt lui conférer une fonction prescriptive d'une éthique du bon gouvernement ou une éthique des organisations. L'éthique publique proposerait-elle alors une approche de contrôle et surveillance de la gestion publique ? Enfin, est-ce que l'éthique publique ne pourrait pas aussi se penser comme une éthique évaluative de toute forme de vivre-ensemble qui est plus englobante que la forme de vivre-ensemble qu'est l'État ?

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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