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L’étude biologique des eaux de la plaine de Montréal

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Georges Préfontaine

Résumé du colloque

Au printemps de 1941, l’Institut de Biologie de l’Université de Montréal, par son Service d’Hydrobiologie et d’Ichtyologie (fondé en 1937), et sous les auspices du Ministère de la Chasse et des Pêcheries de Québec, a entrepris l’étude des eaux et des poissons de la plaine de Montréal. L’objet de cette étude est à la fois théorique et pratique. Objet théorique: recueillir par l’observation et l’expérimentation, une information aussi complète que possible sur les faunes et les flores des eaux montréalaises et sur leurs relations réciproques, pour relier ensuite les notions acquises à celles qui ont été établies pour les eaux limitrophes de l’Ontario et des États-Unis. Objet pratique: obtenir des données objectives et fondamentales sur l’état actuel des pêcheries sportives et commerciales de ce territoire; trouver les moyens de conserver et de développer celles qui semblent menacées; produire les faits susceptibles de résoudre la controverse ancienne de l’influence de la pêche commerciale sur la pêche sportive dans cette région. — La situation biologique de Montréal. Pour les premiers travaux sur le terrain, une station désignée sous le nom de Station biologique de Montréal a été établie à l’extrémité ouest du lac Saint-Louis, dans la « grande anse » de l’ile Perrot, comté de Vaudreuil. Cette station n’a pas nécessairement de siège fixe et pourra se déplacer selon les nécessités des études. C’est la première institution de ce genre fondée dans la région. Une sous-station a également fonctionné à Châteauguay en 1941. — Domaine à explorer. Dans l’esprit de son fondateur, la station biologique de Montréal doit couvrir comme champ d’étude les eaux de la plaine de Montréal, région du Québec assez bien définie géologiquement. Au point de vue hydrographique, elle comprendrait le secteur du Saint-Laurent qui s’étend depuis la tête de la Saint-François et du lac des Deux-Montagnes en amont, jusqu’au plain du lac Saint-Pierre en aval, avec, entre ces deux limites, les affluents de l’artère laurentienne et leur bassin respectif. En 1941, la zone des explorations s’est limitée au lac Saint-Louis et à la rivière Chateauguay comme principaux champs d’étude, avec le lac des Deux-Montagnes et quelques-uns de ses affluents et les rapides de Lachine comme champs secondaires. — Observations de 1941. Les observations de 1941 ont porté d’abord sur l’inventaire des poissons du lac Saint-Louis, de la rivière Châteauguay et de quelques autres affluents. Puis, l’on a amorcé l’étude des principales espèces de pêche, aux points de vue suivants: (1) la détermination des frayères, ainsi que l’époque et la durée du frai. (2) Les mouvements et les migrations. (3) L’alimentation. (4) La croissance des jeunes. (5) Le recensement de la pêche sportive. (6) La résistance aux variations de température. (7) Le problème de l’achigan et des carpes dans la rivière Châteauguay. (8) L’analyse des statistiques. D’autres travaux ont été exécutés sur les conditions hydrographiques et physico-chimiques du lac Saint-Louis et de la rivière Châteauguay, sur la flore des rivages, sur les oiseaux piscivores, sur les insectes aquatiques, etc. Les résultats détaillés de ces études sont consignés dans un rapport manuscript déposé au Ministère de la Chasse et des Pêcheries, à Québec, et comprenant 396 pages, 106 figures, 2 planches, 9 cartes, et 13 tableaux.

Contexte

news icon Thème du colloque :
Zoologie et biologie médicale
host icon Hôte : Jardin botanique de Montréal

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Titre du colloque :

Zoologie et biologie médicale

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