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L'étude politique de la Cour suprême du Canada, le politologue québécois au banc des accusés

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André Bzdera

Résumé du colloque

Contrairement à la science politique américaine et canadienne anglaise, la science politique québécoise projette une vision singulièrement étriquée du phénomène constitutionnel. Pire, elle projette une vision erronée du pouvoir judiciaire au Canada. Les politologues québécois, dans la mesure où ils s'intéressent au rôle pendulaire des juges, emploient un cadre d'analyse juridique qui ignore l'enjeu politique des conflits, le pouvoir discrétionnaire des juges, l'influence des décisions judiciaires sur le fédéralisme, la démocratie et les valeurs sociales, ou même l'importance politique du processus de nomination des juges. Or, la littérature étrangère sur cette question suggère clairement que le juge constitutionnel favorise la centralisation des pouvoirs, l'uniformisation des valeurs et participe pleinement à l'exercice du pouvoir étatique. Cette communication présente un survol complet des études québécoises de l'impact politique de la Cour suprême. Elles présentent généralement de graves lacunes méthodologiques et tendent à nier l'importance de l'objet d'étude. Par exemple, l'analyse politique québécoise du volet de l'Accord du lac Meech concernant la réforme de la Cour suprême se limite à quelques courts commentaires émis par des juristes et des journalistes, et l'étude de l'impact de la Charte canadienne des droits est l'oeuvre presque exclusive des juristes.

Contexte

Section :
Science politique
news icon Thème du colloque :
Science politique
host icon Hôte : Université Laval

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Titre du colloque :

Science politique

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