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L'évolution récente de l'ÉE au Québec. Le Canada, le Québec et le public, une interface difficile, créatrice de changement

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David Cliche

Résumé du colloque

Le gouvernement du Québec a annoncé depuis plusieurs années une réforme du cadre juridique de l'évaluation environnementale. Cette réforme tarde à venir parce qu'elle pourrait modifier le rôle du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Toute modification au rôle du BAPE suscite la méfiance de tous les acteurs interpellés, soit les promoteurs, les experts de l'ÉE et les groupes environnementaux. Qu'est ce que cache cette volonté de réforme d'un organisme qui est source de fierté pour le Québec et d'envie pour plusieurs états ? Le gouvernement du Canada intervient de plus en plus en matière d'ÉE. Ses pratiques d'intervention sont en pleine mutation et elles soulèvent une série de questions tout à fait légitimes. La volonté d'harmonisation des deux gouvernements a été affirmée à quelques occasions mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Qu'est-ce que le gouvernement canadien vient faire dans des questions environnementales qui, jusqu’à maintenant, se réglaient sans intervention de sa part ? La réaction de la population face aux projets de développement prend de plus en plus d'importance dans le processus d'approbation de ces projets par les autorités concernées. Les promoteurs et les bureaux de consultation formels des deux gouvernements utilisent des méthodes d'insertion de projets dans le milieu humain qui bousculent les règles de l'art en matière d'ÉE. Pourquoi est-ce que la population, dont l'évaluation d'un projet se limite souvent à la perception qu'elle en a, aurait de plus en plus de poids dans les processus décisionnels ? L'interface entre ces trois objets suscite des réflexions de fond qui devraient normalement favoriser l'émergence de nouvelles règles de l'art en matière d'ÉE.

Contexte

manager icon Responsables :
Jean-Philippe Waaub
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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