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Résumé du colloque
L’inclusion récente de textes de langue anglaise dans le canon littéraire québécois doit beaucoup à l’œuvre de Gail Scott et à ses résonnances avec la littérature québécoise d’expression française. À ce titre, il est utile de s’interroger sur les modes d’appropriation de cette œuvre dans le discours francophone, et notamment dans ses traductions. Sur la traduction de Heroine, le premier roman de Scott, Gillian Lane-Mercier a produit une étude très critique, où elle dénonce les visées reterritorialisantes de la traductrice Susanne de Lotbinière-Harwood, qui met de l’avant les liens de Heroine avec le Québec au détriment de sa position interstitielle. De mon côté, j’ai pu observer dans la traduction faite par Paule Noyart du roman suivant de Scott, Main Brides, un abandon de telles visées qui s’accompagne pourtant d’un travail d’effacement de la diversité linguistique encore plus important. Cette communication se penchera sur la traduction du troisième roman de Scott, My Paris. À ce jour, seuls des extraits de ce roman sont parus en traduction française : d’abord sous la plume de Nathalie Stephens, dans l’anthologie Baiser vertige : prose et poésie gaies et lesbiennes au Québec dirigée par Nicole Brossard; puis, sous celle de Julie Mazzieri, dans un numéro de Contre-jour. On verra comment ces extraits traduits répondent à l’évolution de l’esthétique scottienne, et comment ils renouvellent et déplacent l’inscription de l’œuvre de Scott dans le discours littéraire québécois.
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