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L'héritage classique dans le Livre des Echecs amoureux moralisés d'Evart de Conty

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Françoise Guichard-Tesson

Résumé du colloque

Le Livre des Echecs amoureux moralisés fut écrit par Evart de Conty, médecin de Charles V, dans les dernières années du XIVe siècle. Caméronnie en prose d'un poème anonyme écrit une vingtaine d'années auparavant et s'inscrivant dans la postérité du Roman de la Rose, l'oeuvre est aussi un traité d'éducation offrant de nombreux développements à caractère didactique et encyclopédique. L'un des traits qui frappe le plus à la lecture est la multiplication des références. Le nom d'une soixantaine d'auteurs est explicitement mentionné, sans compter les nombreuses références indirectement citées ("un sage", "un poète", etc.) et l'ensemble donne une impression éclectique. Aristote est de loin celui dont l'autorité est le plus souvent invoquée dans l'ensemble de l'oeuvre. Toutefois, Evart cite également de nombreux auteurs de la littérature latine classique, notamment Cicéron et Sénèque. Nous étudierons dans ce travail les auteurs de l'Antiquité et du commentaire du Verger de Déduit, les auteurs et les oeuvres de la littérature classique auxquels se réfère Evart et nous nous demanderons s'il en a eu connaissance directe. Ceci nous permettra de constater que la plupart des citations sont en fait empruntées à deux florilèges très répandus au Moyen-Age: le Moralitium de dogma philosophorum, composé au milieu du XIIIe siècle par Guillaume de Conches, et le Manipulus Florum de Thomas Hibernicus, achevé en 1306. Ainsi cette étude permet-elle de mettre en évidence les canaux de transmission de la culture classique et d'éclairer les méthodes de travail de notre commentateur.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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