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L'histoire de l'affrication de /k/ sur l'île de Montréal

WK

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William Kemp

Résumé du colloque

Comment interpréter le fait que certains traits du français canadien traditionnel comme l'affrication de /k/ devant les voyelles non-basées (p. ex. [kyre]-[tʃyre]) ne se rencontrent pas dans le corpus français de Montréal de 1971? On peut dire que ce consonantisme est devenu un trait rural (ex. chez Duolong ALEC 1980 et chez Toussaint 1981). Mais en quoi consiste cette division entre le parler rural et le vernaculaire urbain? Quand et comment s'est-elle établie? Après avoir étudié le corpus de "montrouillé" en France et à Montréal au XIXe s., je me concentrerai sur le parler de quelques vieilles personnes du quartier de Côte-des-Neiges. Cette étude combinée à une histoire de villages permettra de constater que certaines variantes non-standard comme tch, et d'autres reliées au système consonantique, ont disparu avec les années et dans de l'île de Montréal sous l'effet de l'industrialisation et de l'urbanisation massive du territoire. On peut supposer que le montréalais vernaculaire a dû se débarrasser de telles formes dans les générations entre les deux guerres.

Contexte

Section :
Linguistique
news icon Thème du colloque :
Linguistique
host icon Hôte : Université de Montréal

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Titre du colloque :

Linguistique

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