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L'image mise à l'épreuve : Aurélia Steiner et L'Exposition de la peinture (Écrire)

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Maud Fourton

Résumé du colloque

Sous ce seul titre, Aurélia Steiner, s'inscrivent autant d'images à lire et à voir. Trois textes, Aurélia Steiner Melbourne, Aurélia Steiner Vancouver, Aurélia Steiner Paris et un film, Aurélia Steiner Vancouver (1979) mettent en effet en scène ce même personnage de la jeune fille juive, et à travers elle l'absolu de la douleur, son irracontable. Parce qu'elle y revient par quatre fois, Marguerite Duras confronte à l'impossibilité de représenter une telle douleur ; elle initie à l'irreprésentable, partant à une sorte d'image qui ne donnerait pas à voir. Ainsi se révèle l'irreprésentable, qui appelle malgré tout à une représentation appropriée. Le protocole de celle-ci prend forme au cours de L'Exposition de la peinture. Dans ce dernier chapitre d'Ecrire, la part primordiale de la peinture, sinon la plus visible – à savoir la peinture au-delà de la peinture – vient en effet investir «la distance qui sépare les toiles». Cette distance coïncide avec un «espace» ouvrant à un peindre autre, une peinture non peinte, et se proposant comme sans cesse à inventer. Ce faisant, ce qui s'exclut de toute représentation peut se donner à voir, se présenter au plus près de son insaisissabilité. Par ailleurs, tout texte durassien confine à cette part essentielle de l'écriture qui se tient en marge de toute représentation verbale. Le blanc devient donc image de cette impossible représentation, une présence textuelle de l'irreprésentable de l'écriture que nous souhaiterions étudier.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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