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L’incompatibilité des genres en sciences : une guerre de perceptions et de valeurs

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Carole Beaulieu

Résumé de la communication

C’est au 17e siècle en Angleterre que l’on a vu naître la science moderne. La poursuite de la connaissance se fait depuis via l’expérimentation. L’idéologie des sciences positionne l’homme comme un être rationnel confronté à la matière et qui est capable de créer une connaissance du monde par un procédé de tests et de rejets d’hypothèses. Les sentiments n’ont pas leur place en sciences ; ce sont la raison et l’objectivité qui doivent primer. Même si la plupart des chercheurs sont des êtres passionnés qui laissent libre cours à leur créativité et qui se fient souvent à leur intuition, ils sont le plus souvent dépeints comme des êtres froids, rationnels et méthodiques. Les scientifiques ne se plaignent pourtant que rarement de l’image que l’on transmet à leur propos et ils encouragent même le stéréotype. Leurs articles scientifiques, par exemple, sont dépourvus de la moindre trace d’émotivité. La science a sélectionné pendant des siècles des chercheurs masculins. On ne peut s’étonner que les questions posées par la science aient peu touché les femmes. Cependant, les femmes ont maintenant accès en grand nombre à l’éducation. Pourquoi la science demeure-t-elle alors un château fort masculin ? Il y a bien sûr un problème de perception de la science mais il y a aussi un problème de valeurs. La science risque de se conjuguer au masculin aussi longtemps que des valeurs « dites » féminines n’y seront pas valorisées.

Résumé du colloque

Conférence d'ouverture de Mme Ghazzali, coauteure de la recherche "Les femmes en sciences et en génie à travers l'histoire du Québec"

Contexte

manager icon Responsables :
Pierre Hébert
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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