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L'indicateur comme pratique diplomatique dans le contexte du développement durable

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Fabrice Flipo

Résumé du colloque

Un indicateur est un fait de droit et il est construit. Un indicateur n’a de validité que si le droit est le droit de tous. Cela n’est pas évident en droit international. L’existence d’une tierce-partie dépend des jugements que l’on porte sur la nature du droit international, qui lui-même dépend étroitement des jugements que l’on porte sur l’action des États. Le droit international peut être caractérisé de trois manières principales. La vision réaliste présente l’espace international comme un système d’États poursuivant des intérêts égoïstes et se servant du droit comme une fonction de puissance. La vision jusnaturaliste envisage plutôt l’espace international comme une société de nature dépourvue d’arbitre dans laquelle la seule manière de coexister de manière pacifique est de trouver des règles morales permettant d’éviter le conflit, dans l’intérêt de tous. La vision cosmopolitique, enfin, qui est sans doute la plus ambitieuse, décrit le droit international comme une sorte de droit transnational qui jetterait les bases d’une communauté humaine mondiale. Le droit international évolue-t-il vers la construction d’un arbitre partagé ou non ? Nous détaillerons ce problème au travers l’examen du cas concret d’un indicateur faisant l’objet d’une négociation globale : « l’émission de gaz à effet de serre ». Enfin, nous tenterons de savoir s’il peut être même simplement question d’indicateurs globaux, compte tenu des tendances actuelles, ou s’il ne faut pas procéder à l’inverse : plutôt que d’établir des indicateurs permettant de poursuivre des buts communs, chercher au contraire à repenser complètement les buts que nous poursuivons de manière à ce que des indicateurs communs soient simplement possibles. Nous conclurons cette présentation par quelques perspectives dans le domaine des indicateurs de développement durable.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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