pen icon Colloque
quote

L'infection au VIH et les femmes : il n'y a pas que les adolescentes qui soient à risque !

SC

Membre a labase

Suzanne Cummings

Résumé du colloque

L'objectif de l'étude était d'établir le profil de femmes utilisatrices de contraceptifs oraux (UCO) de manière à dégager leur vulnérabilité face à l'infection au VIH. En novembre 1994, lors d'une campagne de sensibilisation intitulée Jamais l'un sans l'autre, 159 pharmaciens ont remis à toutes leurs clientes UCO (N=3967) un questionnaire anonyme à retourner par la poste. Neuf cent quatre-vingt-dix femmes, dont 986 étaient actives sexuellement, ont complété le questionnaire (âge variant de 14 à 51 ans). L'âge moyen à leur première relation fut de 16,4 ans: 15,1 chez les 20 ans et moins et 18,1 ans chez les plus de 30 ans. Dans le contexte de relations vaginales, 14% des UCO ont eu 6 partenaires réguliers ou plus et la même proportion, 6 partenaires occasionnels ou plus. Ces proportions sont plus faibles chez les 20 ans et moins. La consommation d'alcool avant les relations sexuelles fut rapportée par 15,7% des UCO, étant plus élevée chez les plus âgées. Quelques femmes ont rapporté utiliser des drogues injectables (0,5%) ou être séropositives/atteintes du sida (0,4%). Davantage de femmes UCO âgées ont déjà été traitées pour une MTS (> 30 ans: 30,5%; 20 ans: 10,5%). Par contre, les tests de dépistage MTS et VIH semblent avoir été passés davantage par les plus jeunes. En ce qui concerne l'usage constant du condom lors de relations vaginales, il fut de 6,6% avec partenaire régulier et 20,7% avec partenaire occasionnel, ces proportions étant plus faibles chez les plus âgées. Par ailleurs, à la première relation sexuelle, l'usage du condom fut de 67,4% chez les 20 ans et moins, comparativement à 14,5% chez les plus de 30 ans. Les femmes UCO plus âgées détenaient des attitudes plus négatives face à l'usage du condom et exprimaient davantage de résistances, notamment avec un partenaire connu ou qu'elles croyaient non infecté. Si les adolescentes d'aujourd'hui ont pu être rejointes par les programmes d'éducation préventive et ont été capables d'intégrer, du moins en partie, le message préventif à leurs pratiques (condom et dépistage), les femmes adultes ne semblent pas avoir fait les mêmes acquisitions La présente étude démontre qu'elles devraient être une cible à privilégier.

Contexte

host icon Hôte : Université McGill

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :