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L'infigurable dans les derniers textes de Jacques Derrida

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Ginette Michaud

Résumé du colloque

On prendra pour point de départ une "confidence" de Derrida dans "Passions", proposition sur le secret de la littérature (plus exactement sur la possibilité même de la littérature), d'ailleurs presque secrète elle-même, disséminée dès que dite en quelques notes elliptiques: "Une confidence pour finir. Peut-être ai-je seulement voulu confier ou confirmer mon goût (probablement inconditionnel) pour la littérature, plus précisément pour l'écriture littéraire. [...] La littérature, je m'en passe au fond, et en fait, assez facilement. [...] Mais si, sans aimer la littérature en général et pour elle-même, j'aime quelque chose "en elle" qui ne se réduise surtout pas à quelque qualité esthétique, à quelque source de jouissance formelle, ce serait "au lieu du secret". Au lieu d'un secret absolu. Là serait la passion. Il n'y a pas de passion sans secret, ce secret-ci, mais pas de secret sans cette passion. Au lieu du secret: là où pourtant tout est dit et où le reste n'est rien - que le reste, pas même de la littérature" ("Passions", Paris, Galilée, 1993, p.63). C'est "ce secret "exemplaire" de la littérature, [cette] chance de tout dire sans toucher au secret" (ibid, p.67) qui nous retiendra dans une lecture des derniers textes de Derrida, tout particulièrement de "Voiles" dans lequel il "confie" à la toute fin un énigmatique récit de rêve qui met précisément en oeuvre un secret qui ne se cache ni ne s'expose: qui ne se voit pas.

Contexte

host icon Hôte : Université d’Ottawa

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