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L'influence des méthodes de mesure sur l'attitude face au risque des vérificateurs: résultats préliminaires

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Claude Pilote

Résumé du colloque

Certaines études basées sur la théorie de la décision révèlent que l'attitude face au risque et les fonctions d'utilité sont influencées par la méthode de mesure utilisée (Hershey, Kunreuther et Schoemaker, 1982; Hershey et Schoemaker, 1980; Johnson et Schkade, 1989). Leur savoir dans lequel l'attitude face au risque est mesurée est aussi un facteur important. Les vérificateurs se montrent plus attentifs face au risque différent dans un contexte de vérification comparativement à un contexte de non-vérification (Pilote, 1990a). Martin et Freyens (1990) ont étudié les relations entre certaines caractéristiques psychologiques et l'attitude face au risque des vérificateurs dans un contexte de non-vérification. Les résultats concernant l'âge et l'expérience ne révèlent aucun effet sur l'attitude face au risque. Toutefois, les vérificateurs risquent plus lors de l'expérience, plus leur aversion au risque est élevée. Les résultats concernant avec ou sans non-vérificateurs. Toutefois, dans un contexte de vérification, aucune différence n'est notée (Pilote) contrairement aux conclusions de Martin et Previs (1982). La présente recherche vise à déterminer l'existence de différences entre trois méthodes de mesure de l'attitude face au risque pour les vérificateurs dans des contextes de vérification et de non-vérification, soient les méthodes d'équivalence de probabilité (PE), d'équivalence de gain (GE) et d'évaluation directe de l'intérêt. En plus de permettre la comparabilité aux études existantes, l'emploi de plusieurs méthodes de mesure permettra de déterminer la méthode la plus efficace en terme d'effort pour les vérificateurs. Dix participants ayant complété leur baccalauréat en comptabilité mais n'ayant aucune expérience pratique ont participé à l'étude. Dans le contexte de pertes, certains résultats préliminaires suggèrent la présence d'une différence entre les méthodes PE et GE dans le domaine des pertes. Avec la méthode PE, les participants deviennent plus averse au risque. À l'opposé, ils semblent être prônes au risque avec la méthode GE. Toutefois, aucune différence n'est apparente dans le domaine des gains. Concernant un contexte de vérification, les fonctions d'utilité préliminaires suggèrent une légère différence entre les méthodes PE et GE. Avec la méthode GE, les participants semblent chercher plus de risque qu'avec la méthode PE.

Contexte

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Sciences comptables
host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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Titre du colloque :

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